juil 17, 2014 - Sri Lanka 2014    1 Comment

Jour #3 Sigiriya – Polonnaruwa – Kandy

Le lendemain matin, en quête d’un petit déjeuner, nous tombons à nouveau sur nos deux compères qui semblent perdus, mais finissent par nous apporter un copieux petit déjeuner en haut de notre cabane.

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La grande salle du petit déj et face au rocher s’il vous plait.

Au moment de partir, le patron montre enfin le bout de son nez, il s’excuse platement de ne pas avoir pu nous accueillir car il était parti chercher des matériaux  pour agrandir sa guest house. Nous lui expliquons que nous nous rendons à Polonaruwa avant de repartir pour Kandy. Il nous propose le service d’un tuk-tuk qui pourra nous emmener, nous attendre, puis nous redéposer à Habarana pour prendre un bus pour Kandy. La solution tuk-tuk pour Polonaruwa nous semble la meilleure car elle nous évite de repasser par Badulla et nous fait gagner un temps précieux. Nous partons par une petite route au milieu de la jungle. D’un coup, le 4×4 qui nous précède s’arrête et nous apercevons notre premier éléphant sauvage. Nous demandons à notre chauffeur de s’arrêter un instant. Deux secondes plus tard, il remet les gaz et nous explique que c’est un mâle à la recherche d’une femelle, et que c’est vraiment dangereux de s’arrêter. On veut bien le croire vu la taille du bestiau comparé à notre pauvre tuk-tuk!

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Il n’y a pas que les éléphants auxquels il faut faire attention sur la route, il y a aussi les « lézards » d’1m de long !

Arrivée à Polonaruwa vers 11h30, nous devons faire un choix. Nous avions prévu de louer des vélos pour parcourir le site mais sur les bons conseils de notre chauffeur, nous nous en remettons à lui pour nous véhiculer de site en site. Le soleil est de plomb et les distances plus importantes que nous l’avions imaginé, ce choix s’avèrera être le bon. Nous parcourons les différents sites composés de ruines, temples en briques rouges, stupa d’une hauteur impressionnante, le tout parsemé de nombreux bouddhas. La plupart de ces sites, bien qu’en ruines, sont sacrés et il est nécessaire de se couvrir les jambes et les épaules et de se déchausser. Le sol est brûlant et malgré les recommandations, nous n’avions pas mis de chaussettes…

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L’ancien palais royal dont il ne reste plus que des ruines impressionnantes habitées par quelques chiens errants.

 

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Les bas reliefs des temples sont gravés de lions et d’éléphants.

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Le style n’est pas sans rappeler les temples mayas.

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Au fond d’un petit temple, un vieille femme nous alpague : un petit bisou, un point sur le front et c’est reparti :-)

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Me voilà bien avec mon point sur le front !

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Même ces anciens temples sont animées d’un peu de vie, chaque effigie de buddhas est sacrée et doit être honorée comme il se doit.

Autant les temples en ruines finissent vite par nous lasser, autant la découverte des bouddhas en pierres taillés dans la roche est un grand moment. Ces trois bouddhas invitent à la méditation et nous nous installons quelques minutes pour les contempler. Laure a le malheur de retirer son châle pour s’assoir dessus, et se fait interpeller dans la seconde pour ce geste qui lui découvre les épaules. On ne rigole pas avec çà, pas de tolérance, nous verrons également des touristes se voir interdire l’accès aux bouddhas pour avoir porté des shorts, et d’autres se faire engueuler pour avoir pris une photo devant un bouddha en lui tournant le dos. Ce qui peut nous paraître anodin peut être très offensant à leurs yeux, et il faut être très vigilants et respecter tout celà. Oubliez tout ce que vous avez vu jusque là, ces 3 bouddhas taillés dans la pierre vous mettent une claque.

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Un appel à la zenitude !

buddha-pierre2 buddha-pierre3 Nous terminons notre visite par la visite d’un temple accompagnés d’une école en cours d’histoire. Les enfants, comme chez nous, sont plus intéressés par les deux hiboux qui se cachent au plafond que par ce que peut leur raconter leur maître.

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Quand on vous dit que c’est facile de trouver un tuk-tuk !

Il est 15h30 passé, et il est temps d’envisager notre trajet vers Kandy. Notre chauffeur nous dépose à la gare routière un peu à l’écart de Polonaruwa afin de nous assurer d’avoir des places assises. Globalement c’est un conseil à suivre si vous voyagez en bus ou en train: si vous ne partez pas de la gare routière, vous avez toutes les chances de voyager debout un moment.

bus

Les bus sont jolis mais faites vous indiquer le bon bus par les locaux parce que c’est juste impossible de s’y retrouver dans la gare routière.

Nous trouvons facilement le bus pour Kandy  (360RS), malgré l’apparent désordre de la gare. Le bus est presque vide, nous mettons nos sacs dans le coffre du bus et partons en quête de quelque chose à nous mettre sous la dent. Nous faisons simple et prenons 4 samossas oeuf/légumes dans une gargotte en face de notre bus.

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Il ne faut pas se fier aux apparences, la street food est excellente au Sri Lanka et nous n’avons finalement rencontré que très peu de problèmes avec nos estomacs (affaire à suivre).

Nous prenons place dans le bus et dégustons nos beignets en espérant  ne pas être malades alors que plus de 3 heures de bus nous attendent. Le bus se remplit vite et part pour Kandy. Comme les trajets en bus, cela s’apparente plus à une course poursuite digne de Bulitt qu’à un simple trajet en bus. Malgré la violence de la conduite et quelques accidents évités de justesse, le trajet passe plutôt vite, sauf pour Laure qui, prise d’une envie de faire pipi au bout d’une heure, souffrira le martyr pendant encore plus de 2h30…

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A l’aise dans le bus.

Nous profitons de ces quelques heures de transport pour prendre quelques photos des Sri Lankais de la rue.

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Nous arrivons à Kandy alors que la nuit est tombée depuis longtemps, et partons en quête d’une guest house après une pause pipi à la gare. Première expérience avec les toilettes publiques, et grand désarroi: des toilettes turques, un robinet au mur qui ne fonctionne pas, et sous le robinet, un bidon en plastique avec une eau brunâtre.. Autant dire que je ne me suis pas attardée, et que j’ai tout fait pour ne surtout rien toucher! Nous trouvons à l’aide d’un rabatteur la guest house qui nous avait été conseillée par le patron du Lakmini Lodge à Sigirya. Il nous emmène dans la nuit au « The Hotel Panaroma View », oui, oui, c’est même écrit comme çà sur la vaisselle de la guest house. On valide rapidement la guest house, elle nous semble impeccable pour notre courte étape à Kandy. Nous posons les sacs dans notre chambre sans A/C à 2800 RS et nous nous installons pour un fried rice accompagné de la maintenant traditionnelle Lion Beer. Comme d’habitude, nous sombrons facilement dans le sommeil.

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Un petit air fatigué quand même sur la photo.

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3 lits pour 2, c’est le grand luxe !

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Salle de bain typique, comme d’habitude l’installation électrique fait un peu peur mais au moins, on a de l’eau chaude.

Jour #2 Kandy – Sigirya

Dimanche 09 :

Petit déjeuner sur la terrasse de la guest house, face à la végétation, reposés, le bonheur est total.

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Nous réglons la guset house, et prenons un tuk-tuk (300RS) pour la gare routière. Le chauffeur nous indique où trouver le bus pour Dambulla, d’où nous pourrons prendre une correspondance pour Sigirya. Nous montons dans le bus, le rabatteur nous propose de payer un siège supplémentaire pour les sacs à dos, ce qui semble indispensable, vu le peu de place dont on dispose. C’est un bus « première classe », avec climatisation, et housse de sièges en coton blanc (enfin presque!), avec de la dentelle sur les repose tête.

Ici, on optimise, le rabatteur passera les deux heures du trajet à moitié dehors à hêler les passants. Le trajet se passe bien, et nous arrivons sans problème à Dambulla vers 11H. Nous devons retrouver un bus pour rejoindre Sirirya mais rien à l’horizon. Un chauffeur de tuk-tuk nous interpelle. Le Sri Lanka, c’est une destination pour américains, vous pouvez vous faire transporter n’importe où, et à peine vous marchez 3 mètres qu’un tuk-tuk surgit pour vous proposer ses services. Le tuk-tuk nous explique que les bus de Dambulla vers Sigirya attendent d’être pleins avant de partir, et que nous risquons d’attendre longtemps.

Il propose de nous emmener moyennant 800 RS, ce qui est un « morning price », puisque les clients visitent le site de Dambulla avant de continuer vers Sigirya l’après-midi.

Nous voici donc à nouveau dans un tuk-tuk en route pour Sigirya. Notre chauffeur propose de nous faire faire le tour des guest house pour faire notre choix. La première  (Lions Lodge) où il nous dépose semble bien, mais elle est pleine. La deuxième (Lakmimi Guest House), dispose d’une chambre de libre et nous sommes séduits par la vue et la perspective d’un petit déjeuner perchés dans une cabane en bois avec vue sur le rocher.

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Notre chambre avec option méduse au plafond.

Vendu, nous prenons la chambre sans clim pour 3000 RS. Il est un peu plus de midi et nous nous mettons à la recherche de vélos pour parcourir les alentours. Nous demandons à deux gamins de la guest house le prix pour louer deux vélos qui trainent, ils ne savent pas et nous annoncent finalement 1250 RS! Nous déclinons ce prix délirant et allons voir ailleurs. Nous trouvons deux vélos pour 600 RS devant le Flower Inn, quelques dizaines de mètres plus loin. Quand nous demandons un itinéraire, le loueur nous fournit un plan plastifié du coin. Ils sont forts ces Sri Lankais, mais il faut vraiment tout leur demander. En route sur nos vélos flambant neufs il y a 30 ans, sur les chemins de Sigirya, direction Pidurangala à 1km au nord du rocher du lion.

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Un petit air de facteur d’avant guerre avec mon vieux vélo et ma sacoche :-p

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Petite balade en vélo autour du rocher, tip top !

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La religion est omniprésente dans le pays et même au détour d’un chemin vous pouvez tomber sur un petit autel fait maison avec une représentation en merde séchée d’un dieu.

Si vous passez à Sigirya et que vous avez le temps (ou si le tarif d’entrée du site du rocher vous rebute), ne manquez pas Pidurangala! Pour 300 RS, vous pouvez monter, en passant par un petit temple et à travers la jungle, en haut d’un rocher aussi haut que Sigirya, et qui en plus vous offrira une vue imprenable sur celui-ci.

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La montée comporte de nombreuses marches usées et la chaleur est étouffante en ce début d’après-midi.

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Un petit air d’Indiana Jones.

Nous arrivons quasiment en haut au niveau d’un buddha couché d’une dizaine de mètres.

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A ce niveau, nous dépassons un groupe de 3 japonais, seuls touristes rencontrés, accompagnés d’un guide. Un guide! Pourquoi faire ?! Nous continuons pour attaquer l’ascension finale, et là, plus de chemin si ce n’est des amas de rochers. Je pars un peu en exploration mais à l’évidence, soit le chemin que j’ai trouvé n’est pas le bon, soit il faut finir par un peu d’escalade. Nous ravalons notre fierté et rebroussons chemin à la recherche de notre groupe de japonais. Nous les retrouvons, les suivons quelques minutes  avant les derniers mètres où ils luttent pour grimper deux rochers. Cà se voit qu’ils n’ont jamais mis les pieds à Fontainebleau, en deux temps trois mouvements nous voici enfin au sommet. La vue que nous découvrons est splendide. Un panorama à 360° et un point d vue inédit sur le fameux Rocher du Lion.

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La vue sur le rocher est imprenable.

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La campagne environnante offre une palette de vert incroyable.

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… et cette impression d’être seuls au monde en haut de notre rocher. :-)

 

Nous discutons un peu avec le guide des japonais qui nous explique qu’au coucher du soleil il est possible d’apercevoir les éléphants qui viennent se rafraîchir sur les points d’eau environnants. Zut, c’est raté pour nous, la fin de l’après midi étant consacrée au Rocher du Lion.

Après quelques temps à profiter du paysage (et du soleil), nous entamons notre descente qui ne nous prendra pas plus d’un quart d’heure et sans difficulté. Quelques coups de pédales et nous posons les vélos pour entrer dans le site de Sigirya, moyennant 3250 RS par personne.

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Il fait une chaleur pas possible et les marches à monter nous font transpirer abondamment.

Première étape de la montée, une caverne dans le rocher dans laquelle sont peintes de belles jeunes femmes aux seins nus. Etonnant pour un pays si conservateur, et où les femmes ne se découvrent même pas les épaules.

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Les pamela anderson de l’époque.

Nouvelle volée de marches et nouvelle étape avant l’escalier final.Celui-ci est encadré par deux énormes pattes de lions, seuls restes d’un monument plus important représentant un lion et qui donna son nom au rocher.

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Les impressionnantes pattes de lion qui gardent l’entrée vers l’ascension finale.

Le dernier escalier, côté nord, paraît presque simple à monter maintenant que nous pouvons profiter d’un peu de vent pour nous rafraîchir.  La vue d’en haut est tout aussi magnifique que celle de Pidurangala, avec en plus au sud une vue sur les montagnes.

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Avant sa destruction, ça devait être quelque chose ce palais.

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Toujours ces incroyables couleurs.

Il ne reste pas grand chose de la citadelle qui se dressait en haut du rocher, et nous en faisons vite le tour, plus impressionnés par le panorama que par les quelques murs en pierre. Nous redescendons du rocher, faisons le tour du site dont la sortie passe par les traditionnelles boutiques de souvenirs locales (bon attention, c’est pas disneyland et les vendeurs sont plutôt sympas et pas insistants).

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Le centre ville de la mégalopole de Sigiriya.

 

Nous récupérons nos vélos pour retourner à la guest house. Décompte rapide de nos économies, il ne nous reste plus assez pour régler la note de demain. Renseignements pris auprès de notre loueur de vélos, le prochain ATM est à 4 KM. Il nous propose de garder les vélos pour faire l’aller-retour.  Allez, c’est parti, on ne va pas se faire ballader par un tuk-tuk pour aller tirer de l’argent. Après quatre arrêts pour demander notre chemin dont un qui nous a envoyé dans la mauvaise direction, et une vieille dame qui nous a simplement dit qu’il n’y en avait pas, nous finissons tant bien que mal par trouver ce distributeur.

Alors attention si vous tirez de l’argent au Sri Lanka, même si celà peut paraître bizarre vu la valeur de la roupie, l’affichage comporte une virgule. Si vous voyez affiché 400,00RS, c’est bien 400 RS que vous aurez, et vous en aurez donc pour autant de frais que ce que vous obtiendrez.  Non, je ne me suis pas fait avoir, et j’ai pu récupérer la bonne somme. Retour à toute berzingue au loueur de vélos pour voir le rocher du lion au coucher du soleil malgré des fesses endolories par la route cahoteuse de la journée et des cuisses usées par les marches et un vélo trop petit. Nous arrivons juste au moment où le soleil vient de se coucher et profitons des dernières lueurs sur le rocher.

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La vue depuis notre petite cabane.

Il est temps de penser à se reposer et à prendre le traditionnel apéro venant récompenser une journée bien remplie.

Nous demandons à nos deux jeunes amis que nous surnommons Yvain et Gauvain s’il est possible de boire une bière. Comme d’habitude, ils semblent perdus t nous comprenons qu’ils n’ont pas la licence et qu’il va falloir aller l’acheter nous-mêmes. OK, même pas peur, il fait nuit, et nous partons en quête d’une boutique vendant notre breuvage. La première boutique n’en vend pas, et nous dit qu’il va falloir faire un kilomètre pour en trouver. Nous voici donc de retour sur la route de l’ATM à demander aux différentes boutiques. Impossible d’en trouver, nous finissons donc par nous arrêter dans un immense restaurant « Le New Sigiri Restaurant », dont la salle doit faire 500m2 au moins, et duquel nous serons les premiers et seuls clients de la soirée. Nous accompagnons notre rafraîchissement d’un délicieux riz-curry composé d’un poulet au curry, de noix de coco mélangée à une herbe inconnue, d’aubergines confites, de purée de pois cassés et de pommes de terre au curry.

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Rice&curry, Lion beer, la base de notre alimentation pour 15 jours.

Repus et « un peu » emméchés par nos deux litres de Lion, nous reprenons la route en pleine nuit, éclairés par nos lampes dynamos Quechuas déchargées. La journée s’achève et nous trouvons une nouvelle fois le repos rapidement.

 

Jour #1 Colombo – Kandy

Samedi 08 :

Nous arrivons à Colombo à 03h15 comme prévu après un vol sans encombre. La fatigue commence à se faire ressentir (il est 22h15) alors que commence notre périple et notre 1er jour au Sri Lanka.

Le contrôle police et la récupération des sacs sont plutôt rapides et en une demi-heure nous voici dehors. La température extérieure est agréable. Nous nous mettons en quête du bus qui nous emmènera à Colombo Fort pour prendre le train pour Kandy.

Premier contact avec la population et premiers regards interrogateurs entre Laure et moi sur les explications du taxi. D’après lui, pas de taxi avant 6h00… Nous décidons de nous en remettre à lui pour nous déposer à la gare moyennant 3000rs. Après quelques km, le chauffeur nous propose de nous déposer à une autre gare sur le trajet Colombo-Kandy.

Je suis sceptique et soupçonne une incompréhension avec notre chauffeur qui parle un anglais très approximatif. Finalement au bout de quelques explications à la lueur d’un lampadaire et sur une carte touristique, (lunettes) nous finissons par lâcher prise et acceptons sa proposition.

Notre chauffeur nous propose ensuite de nous emmener jusqu’à Kandy pour la somme de 8000RS. Après une âpre négociation, tarifs « officiels » à l’appui,nous décidons de changer nos plans et de continuer avec notre taxi, direction Kandy, pour 7700RS. La fatigue et la simplicité auront le dessus. Nous voilà donc partis pour 3 heures de taxi, du moins c’est ce que nous pensions.

Au bout de 30 minutes, notre chauffeur nous fait le coup de la panne. Le voyant « check engine » est allumé, çà sent le cramé, bref, çà ne sent pas bon… Notre chauffeur tente tant bien que mal de redémarrer mais doit se rendre à l’évidence, nous n’irons pas plus loin. Il nous demande de sortir de la voiture et de le suivre alors que nous ne comprenons pas un mot de ce qu’il tente de nous expliquer. Nous voilà donc, sacs à dos sur le dos, en pleine nuit, au milieu de  nulle part, à suivre un sri lankais que nous ne comprenons pas…

Au bout de 10 minutes de marche, nous arrivons à ce qui semble être une gare. Nous nous acquittons du prix du billet (300RS), et notre chauffeur nous cherche le quai qui nous permettra peut être d’atteindre notre destination.

Nous quittons donc notre chauffeur après lui avoir réglé le prix de la course initial et nous repartons finalement pour ce qui était notre plan initial. Il est 5H00 du matin et  nous voici à la gare de Veyangoda, à attendre un hypothétique train pour Kandy.

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Sur le quai du RER D…

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…Bon ok…on voit vite qu’on est plus à Paris

J’interpelle un sri lankais qui semble travailler ici pour lui demander quand arrive le prochain train pour Kandy, tout ce que j’en tire c’est un « six thirty ». Décidémment, les premiers contacts avec la population locale sont plus difficiles que prévu!

Nous voyons passer nombre de trains, nombre de sri lankais, mais toujours pas notre fameux train.

Un gentil sri lankai nous voyant bondir, sacs sur le dos,  à chaque arrivée d’un train, vient  à notre rencontre. Enfin quelqu’un qui comprend ce qu’on lui dit, et surtout dont nous comprenons les explications! Grâce à lui, nous voyons finalement notre train arriver et nous préparons à monter.

Notre train est à quai, nous voulons monter, mais le premier wagon est plein, nous avançons vers le deuxième, idem, nous pressons le pas jusqu’au troisième, même chose. Nous nous mettons alors à courir sur le quai dans l’espoir de trouver une place… Nous montons finalement dans un wagon autant plein que les autres, en forçant un peu le passage, ce qui semble être la seule et unique méthode pour monter. Bien évidemment, pas de places assises et peu de place tout court, nous nous installons donc à l’entrée du wagon dont les portes restent ouvertes.

Les premières minutes du trajet se passent à merveille: nous sommes certes debout, mais à l’air, au milieu de la population locale, des paysages magnifiques défilent sous nos yeux…

C’est au fil des arrêts que cela se gâte. Le wagon que nous pensions plein se remplit toujours plus de voyageurs, au point de ressembler au RER parisien  un jour de grève. Certains voyagent même à moitié en dehors du train ou assis sur la porte d’accès. Le trajet se fait un peu plus difficile mais nous gardons notre bonne humeur, si contents de démarrer ce beau voyage. Des vendeurs de beignets et autres spécialités épicées trouvent l’équilibre et le courage de circuler de wagon en wagon malgré la foule. Le trajet commence à nous paraitre long à mesure que la fatigue se fait ressentir. Nous arrivons finalement à Kandy aux alentours de 10h00.

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Sortis de la gare, c’est l’effervescence, nous ne savons absolument pas quelle direction prendre, nous attrapons le premier tuk tuk qui passe et c’est reparti pour une négociation à sens unique. Décidemment, ils sont vraiment trop forts pour moi. Nous tombons d’accord sur 400 RS et partons pour notre guest house réservée depuis la France. Premiers contacts avec le sri lanka et Kandy: c’est bruyant et désordonné, kitch et délabré à la fois, cela rappelle un peu le maghreb. Petit tour de Kandy et du bord du lac, puis nous arrivons à notre guset house qui semble un havre de paix en comparaison du centre ville.

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On ne dirait pas mais ça sera presque notre moyen de transport le plus confortable du voyage :-)

Nous posons les sacs et partons surmotivés en direction du lac. Enfin, en direction du lac après avoir demandé notre chemin et pris la mauvaise direction pendant 15 bonnes minutes. Ne pas faire confiance au sens de l’orientation féminin, on ne m’y reprendra plus!

Voici donc enfin se profiler le magnifique lac de Kandy. Niché au milieu des collines, la ville de Kandy et son lac jouissent d’un panorama superbe. Nous arpentons le bord du lac et passons au pied du temple de la dent. Plusieurs vendeurs m’interpellent pour me dire que mon short est trop court pour rentrer dans ce lieu sacré.  Heureusement, j’ai prévu le coup et emmené de quoi me couvrir les jambes. Notre arrivée dans le centre de Kandy ne fait que confirmer notre première impression: c’est bruyant et agité, trop pour nos organismes fatigués. Nous choisissons de partir pour le jardin botanique où  nous espérons trouvr un peu de calme et de quiétude. Nouveau tuk tuk, nouvelle négociation et nous voilà partis dans un véhicule à la déco de Bob Marley. Dix minutes de course endiablée avec Raditha avant d’être coupés dans notre élan par une nouvelle panne, d’essence cette fois, qui sera réglée en quelques minutes par notre chauffeur après un sprint, bouteille en plastique à la main, vers la station la plus proche.

Notre chauffeur nous propose de nous attendre à l’entrée du jardin pour le trajet du retour, rendez-vous est pris à 13h00, ce qui nous laisse deux bonnes heures de visite.

Le jardin est réputé pour être le rendez-vous des amoureux. De jeunes couples Sri Lankais sont nichés au creux des arbres aux racines proéminentes, cachés au milieu d’une forêt de bambous géants, ou tout simplement assis sur un banc à l’ombre.  C’est vrai que le calme et la beauté du jardin semblent propices à une déclaration. Nous marchons au milieu de toutes sortes de bambous, palmiers, ficus et autres arbres tous plus beaux les uns que les autres.

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Nos amoureux timides

Une allée du parc est survolée par de drôles de volatiles qui font un boucan d’enfer. Il s’agit en fait de chauve souris géates qui passent d’arbres en arbres et se suspendent la tête en bas. Ces petites bestioles ne sont pas aussi impressionnantes que çà et ne présentent aucun danger, si ce n’est le risque d’un délestage innopiné, dont Laure pourra constater la précision, puisqu’elle recevra ce beau cadeau du ciel en plein milieu du crâne.

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Le ficus de mamie.

Nous prenons le temps d’un rapide repos à l’ombre et déjà l’heure de notre rendez vous arrive.

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Sur le trajet vers la sortie, nous avons la chance de croiser un cortège de mariés dont les tenues traditionnelles sont vraiment magnifiques.

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Look at the ring !!!!

 

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Une bien belle petite demoiselle d’honneur.

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C’est la classe, même pour les plus jeunes !

Notre chauffeur arrive au moment même où nous sortons du parc. Nous retournons au Nature Walk Resort prendre possession de notre chambre, rêvant d’une bonne douche et de pouvoir s’allonger le temps d’une sieste rapide. Un petit détour par la terrasse sur le toit pour se rafraichir avec une bonne bière accompagnée d’un sandwich et nous pouvons enfin, dormir une petite heure.

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Clim, balcon, eau chaude, déco « moderne », le grand luxe !

Le réveil est difficile, il est 15h, et nous n’avons dormi qu’une heure depuis notre départ de Paris il y a de cela plus de 24h.

Nous avons prévu de visiter le temple de la Dent et la motivation de voir ce site, parmi les plus sacrés du Sri Lanka, nous pousse à nous lever et enfiler des vêtements longs malgré la chaleur. Passage obligatoire par une boutique pour acheter un jupon pour Laure qui me tanne avec çà depuis le début de l’après-midi. Au moment de passer à la caisse, le vendeur nous demande nous allons au temple de la Dent et propose de nous vendre deux tickets. Incompréhension ou arnaque, nous nous retrouvons avec deux places à 500RS pour un spectacle de danse traditionnelle pour le show de 17h à 18h, ce qui nous amènerait à la tombée de la nuit… Nous y faisons donc un passage éclair, dans un hangar surchauffé, le temps de quelques danses. De beaux costumes, mais honnêtement, ce n’est pas trop notre truc, et nous nous éclipsons rapidement.

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Pour le fun, une petite photo du spectacle.

Nous continuons notre marche vers l’entrée du temple de la dent.

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Aux abords du temple, de nombreux vendeurs d’offrandes, principalement des fleurs de lotus.

 

Nous entrons dans le temple de la Dent après une fouille minutieuse de nos sacs.  Le temps de la guerre civile est passé mais çà ne rigole pas avec la sécurité. Le temple en lui-même a beau être une construction récente, on sent que ce lieu présente une importance particulière aux yeux des bouddhistes. Dans la salle principale, à l’odeur de jasmin en raison des nombreuses offrandes, les fidèles sont assis par terre à prier dans l’attente de la présentation du reliquaire contenant le fameuse dent.

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Des dorures, des drapeaux, de l’encens c’est un peu ostentatoire mais ça reste harmonieux et surtout le lieu dégage une impression de calme et de sérénité.

 

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Des bouddhas, des bouddhas et des bouddhas.

 

D’autres salles contiennent bouddhas et autres peintures racontant l’histoire de bouddha et du périple de la dent. Premier contact avec un bonze que nous prenons en photo et qui nous demande gentiment de ne pas la diffuser sur internet.

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Notre ami le moine souriant dont je respecterai la volonté. ;-)

Nous continuons notre visite jusqu’à la nuit tombée, autant à regarder le temple que les fidèles qui s’y rendent.

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Nous remontons finalement à la guest house où nous pourrons déguster un bon curry accompagné d’une Lion, la bière locale. Je m’écroule à 20h30, suivi peu après par Laure jusqu’au lendemain matin 7h30.